Plongée sous-marine

La plongée sous-marine : Facteur agravant de la lombalgie ?

MINISTERE DE LA SANTÉ RÉGION LORRAINE
INSTITUT LORRAIN DE FORMATION EN MASSO-KINÉSITHERAPIE DE NANCY

LA PLONGÉE SOUS MARINE : FACTEUR AGGRAVANT DE LA LOMBALGIE ?

3.3
GENERALITE SUR LES PLONGEURS LOMBALGIQUES

3.3.1  Douleurs lors de la manutention du matériel ..

3.3.2  Douleurs lors de la nage

3.3.3  Douleur lors des stages intensifs

3.3.4  Douleur lors de l’équipement des bouteilles ..

3.3.5  Douleurs lors d’une plongée isolée
3.4
ANALYSE DE LA DOULEUR

3.5

MANUTENTION ET CLUB DE PLONGEE

4
DISCUSSION.
4.1
CONCERNANT LA MANUTENTION

CONCERNANT LES STAGES INTENSIFS

5
CONCLUSION.
 

RÉSUMÉ

Ce mémoire a pour objet de mettre en évidence, dans le cadre de la plongée sous
marine, un phénomène connu de tous mais trop souvent négligé : la lombalgie. La plongée est
un sport qui peut être considéré à risque pour l’organisme (accident de décompression,
embolie pulmonaire...) et par conséquent on ne sous-estime que trop les risques de
développer une lombalgie. Pour cela, nous avons interrogé les plongeurs afin de déterminer la
proportion de lombalgique ainsi que les activités les plus néfastes réalisées au cours de cette
sportive. De cette façon, nous avons pu cibler les plongeurs les plus exposés à ce phénomène
et proposer des solutions adéquates afin de prévenir et atténuer leur douleur lombaire.


Mots clés : lombalgie, plongée sous marine, prophylaxie  


1

INTRODUCTION

Plus besoin de vanter la mauvaise réputation de la lombalgie. Ce phénomène connu de tous
s’amplifie au fur et à mesure des années et devrait, dans un avenir proche, devenir la pathologie qui
concerne le plus de personnes.

En effet tout le mon de a déjà eu des douleurs lombaires ou connaît une
personne qui en a déjà souffert. D’après les études déjà réalisées, certains sports comme le football,
 la gymnastique ou l’haltérophilie (10, 11) sont reconnus pour être un terrain favorisant les lombalgies.
L’un des seuls sports qui paraît échapper à ce fléau est la natation (6, 7). Nous pourrions donc penser que
 la plongée, en tant que sport aquatique, ne devrait pas être une activité favorisant la lombalgie.
 
 
Notre étude consiste à prouver que, même si la plongée est un sport d’eau, il existe un risque importa
nt de développer une lombalgie en pratiquant ce sport. Il s’intègre dans un travail multi partenarial initié
 par le commission médicale est de la FFESSM visant à terme la modification du cursus d’apprentissage de la
plongée en y intégrant un module de prévention de la lombalgie.
Pour ce faire, nous avons élaboré puis distribué un questionnaire aux plongeurs afin de connaître la
proportion de lombalgiques dans cette population et d’apporter des précisions sur ce phénomène
douloureux.  
 
1.1

Rappel concernant la lombalgie

La lombalgie est une pathologie connue de tous mais paradoxalement elle reste une maladie très
vague pour le corps médical. En effet, il est très difficile de la classer et parfois même de l’expliq
uer. Selon l’INRS, «La lombalgie est un symptôme qui se définit par des douleurs siégeant au niveau des vertèbres
lombaires » et dans 95% des cas nous ne trouvons pas de cause physiologique à ces symptômes.
Néanmoins, nous pouvons affirmer que la lombalgie comporte trois types de facteurs de risques : les
facteurs personnels prenant en compte notre morphologie et les facteurs environnementaux comprenant la
pénibilité physique et les facteurs psychologiques.

 Les surcharges physiques comme les manutentions lourdes, les gestes répétitifs notamment les torsio
ns du tronc, les vibrations et les postures prolongées favorisent la survenue de lombalgies communes (9).
En ce qui concerne les plongeurs nous retrouverons surtout des contraintes de manutention ainsi que de
s gestes répétitifs lors de la nage (8). Étant donné la difficulté pour définir la lombalgie, il paraît com
pliqué d’établir des statistiques sur cette pathologie (2).

Néanmoins nous pouvons considérer que 70% des français en souffrent au moins une fois dans leur vie et
que le premier épisode de survenue se situerait entre 20 et 30 ans (9). Normalement 90% guérissent en
moins de 6 semaines et  donc 10% sont dites chroniques (9).

1.2

A propos de la plongée...

La plongée concerne beaucoup de français puisque l’on dénombre 340 000 pratiquants en France.
La moyenne d’âge de ces plongeurs se situe à 32 ans (d’après la FFESSM). Nous constatons aussi qu’il n
’y a que très peu de femmes qui pratiquent la plongée puisqu’elles ne représentent que 30% des plongeurs.
C’est aussi un sport qui est très peu pratiqué par les jeunes étant donné que seuls 21% des plongeurs
ont moins de 20 ans.

 Au cours de leur entraînement, les plongeurs obtiennent des diplômes qui sont appelés niveaux. Les
plongeurs peuvent en obtenir au maximum quatre. Les plongeurs sont testés sur la théorie mais aussi su
r la pratique. Ils permettent de déterminer l’autonomie des plongeurs lors des sorties mais aussi la profon
deur à laquelle le plongeur est autorisé à aller. En France nous recensons (selon la FFESSM) :
 
•67% de niveau 1
•22% de niveau 2
•8,5% de niveau 3
•2,5% de niveau 4
 
Parallèlement à ces niveaux, les plongeurs peuvent passer des diplômes de moniteurs afin d’enseigner l
a plongée au sein de leur club. Dans la suite du mémoire, nous avons décrit la méthode utilisée
pour créer le questionnaire et la façon dont nous l’avons distribué.

 

2

MÉTHODOLOGIE

2.1 Étude préliminaire

2.1.1

Le questionnaire (ANNEXE I)

Ce premier questionnaire a pour principal but de cibler les activités donnant des douleurs
lombaires chez les plongeurs. Ainsi, nous avons énuméré les activités pratiquées par les plongeurs en
ajoutant une question ouverte permettant à ces derniers de rajouter les activités douloureuses non cit
ées dans le questionnaire. Cette recherche nous a permis de commencer à connaître les principaux mécanismes lésionnels mis en cause lors des lombalgies du plongeur.

Nous avons aussi cherché à savoir si il existe une corrélation entre l‘expérience des plongeurs et les
activités douloureuses. Ainsi nous avons ajouté des items prenant en compte l’âge, le niveau et l‘expé
rience des plongeurs.
Ensuite nous avons créé des questions qui portent sur les conséquences de la lombalgie et sur les solutions
mises en place par les plongeurs afin d’éviter ou de diminuer les douleurs lombaires.

Notre but étant d’améliorer la prévention des lombalgies lors de l’apprentissage de la plongée, nous a
vons rajouté des items permettant de préciser si le plongeur avait reçu une formation sur la manutention et
 si le club organise la manutention du matériel de plongée
.
2.1.2

Population

Pour cette étude préliminaire, seuls les plongeurs du club de la M.J.C. Lillebonne et du Plongée
université club ont été interrogés. Nous avons interrogé quarante-huit plongeurs lors de leurs entraîn
ements à la piscine. La population est très diversifiée :
les personnes sont âgées de dix-neuf à soixante ans, pratiquent la plongée depuis un an minimum et quara
nte-huit ans maximum et sont des plongeurs qui ont un niveau premier degré jusqu’au niveau enseignant
quatrième degré.


2.2

Analyse

Nous avons enregistré les réponses obtenues sous forme d’un tableau à l’aide du logicielle excel.
Dans ce tableau on peut remarquer que 29 des 48 plongeurs interrogés sont lombalgiques soit 60% de la
population. Ce chiffre est légèrement supérieur à la moyenne nationale et on peut donc penser que la
plongée influe sur cette augmentation de lombalgiques. De plus, parmi ces 29 plongeurs, 16 ont des
douleurs lors d’un entraînement ou lors d’une sortie de plongée ce qui représente plus de 55% des
lombalgiques. Nous pouvons donc déduire que la plongée joue un rôle dans l’apparition ou l’intensité de la
lombalgie.  

Sur les plongeurs qui ont répondu nous avons recensé 19 femmes pour 27 hommes avec une moyenne
d’âge de 31,4 ans.  
L’expérience des plongeurs est variable, elle oscille entre 1 et 48 ans avec une moyenne de 5,8 ans. On recense 13 plongeurs novice (c'est-à-dire avec maximum un an d’expérience) dont 2 qui ont une douleur lombaire quand ils plongent. On compte 14 plongeurs expérimentés (avec plus de 5 ans d’expérience) dans
cette étude dont 7 qui ont des douleurs lors des plongées. On peut donc affirmer qu’avec l’expérience,
 les plongeurs augmentent le risque d’être lombalgique.
 
Nous avons ensuite analysé les douleurs lors des différentes activités. En analysant le tableau, nous
pouvons remarquer que la plupart des plongeurs ayant   des douleurs lors de la nage avec ou sans
équipement sont novices. Alors que les plongeurs qui ont des douleurs lors de la manutention du matériel
de plongée sont le plus souvent des plongeurs expérimentés. Nous supposons donc que les plongeurs
novices n’ont pas encore assez d’entraînement et d’expérience pour éviter les douleurs lombaires et qu
e les plongeurs expérimentés ont trop ou mal porté le matériel de plongée et ont logiquement des douleurs
lombaires dues à la répétition des ports de charges.
Enfin nous pouvons noter que les plongeurs ayant reçus une formation de manutention sont pour la
majorité des plongeurs novices. Cette observation peut expliquer le fait  que les plongeurs expériment
és ont plus de douleurs lors la manutention, n’ayant pas eu de formation, ils ont pris de mauvaises habitudes
.

2.2.1

Conclusion

Après cette première étude nous pouvons affirmer que la pratique de la plongée à une influence
sur la proportion de lombalgique chez les plongeurs puisque une majorité ont des do
uleurs au décours de leur activité sportive. De plus, nous pouvons distinguer, grâce à cette étude, l’apparition de
deux groupes de lombalgiques : un avec des douleurs lombaires dues à la manutention du matériel et un autre avec des
douleurs liées à la nage lors des entraînement ou des sorties plongée. Il s’agira donc dans un deuxième
temps de créer un nouveau questionnaire afin de vérifier la validité des observations décrites et de préciser
les étiologies de la lombalgie des plongeurs.  

2.3

Élaboration d’un nouveau questionnaire

Cette nouvelle version à pour but de mettre l’accent sur les remarques faites lors de l’étude
précédente et de supprimer certaines questions qui ne concernent pas les plongeurs.
Tout d’abord nous avons privilégié au maximum les questions fermées au détriment des questions ouvertes
afin de permettre une analyse plus précise des réponses obtenues. De plus, ce type de réponses facilite la
comparaison de plusieurs groupes et permet aux plongeurs de répondre plus rapidement aux questions.

Pour commencer, nous avons laissé le premier item permettant de connaître le plongeur. Ces questions
portent sur l’âge, le niveau, l’expérience et la fréquence à laquelle le plongeur a l’habitude de plonger.
L’analyse de ces questions permet de distinguer plusieurs groupes de plongeurs : les expérimentés les
novices et le reste des plongeurs. Mais elle a aussi pour but de montrer l’existence d’une corrélation
 entre l’expérience des plongeurs et l’activité engendrantles douleurs lombaires.  
 
Pour mettre en évidence ce dernier point il parait nécessaire de questionner les plongeurs sur les act
ivités susceptibles de provoquer des douleurs lombaires. Ainsi les premières questions permettent de savoir si le
plongeur à déjà été lombalgique lors de la plongée mais aussi  pendant sa vie de tout les jours. Si il
 répond négativement à cette dernière question, le plongeur devra passer directement à la fin du questionnaire
 étant donné que les questions suivantes ne le concernent pas.  Le reste du questionnaire est donc réservé au
x plongeurs ayant des douleurs lors de leurs entraînements ou de leurs sorties plongée.

La suite du questionnaire se traduit par la description d’activités pratiquées par les plongeurs. À
partir de l’étude préalable, nous avons pu dégager deux activités les plus délétères pour le plongeur
: la nage et la manutention. Pour mieux évaluer la proportion de plongeurs touchés lors de ces deux activités,
nous les avons simplement interrogés sur leurs douleurs lors de la nage ou lors de la manutention.

Si ils répondent oui à une de ces deux questions, nous leurs demandons par la suite de préciser à quel moment
 de la nage ou de la manutention ils souffrent de leur dos.
 
 Par exemple, un plongeur répond qu’il a mal lors de la nage ; il doit par la suite préciser dans quelle
 pratique de la nage il souffre. Plusieurs choix lui sont alors possibles : lors de la nage avec palmes, lors de la
 nage avec équipement, en surface ou en profondeur.
 On retrouve le même raisonnement pour la manutention avec trois possibilité de précision : les douleurs s
ont ressenties lors de la manutention du sac de plongée, de la bouteille personnelle ou des bouteilles col
lectives.
Ces précisions permettent de cibler précisément les mouvements douloureux et il sera donc plus facile
de chercher des moyens de prophylaxie afin de diminuer les douleurs lombaires chez les plongeurs.
Ensuite nous avons rajouté d’autres activités en ne sélectionnant que celles qui déclenchent des
douleurs lors de la pratique de la plongée. Nous avons pu effectuer ce tri grâce à l’analyse de l’étude
préalable. Ainsi dans la suite du questionnaire nous avons gardé, comme activités à risques, les stages
intensifs où, d’après cette première étude, soixante pour cent des plongeurs lombalgiques ressentent une
douleur (annexe).nous avons aussi choisi de laisser deux autres activités même si le nombre de plongeurs
concernés soient moins important : lors des plongées isolées et lors de l’équipement du bloc de plongée.
Par contre nous avons supprimé les activités qui ne  correspondent pas aux activités douloureuses.

Ainsi nous ne demandons plus aux plongeurs si ils souffrent lors de l’équipement du matériel de plongée (hor
s bouteille).
L’item suivant concerne la douleur ressentie lors des activités précédemment citées. Pour préciser sa
douleur, le plongeur indiquera la durée de son épisode lombalgique à savoir si cette période a duré plus ou
moins de six semaines. En effet on peut caractériser une lombalgie par rapport à sa durée. Nous distinguons
ainsi une lombalgie chronique qui dure plus de six semaines d’une lombalgie aigue qui dure moins de si
x semaines (annexe).

Par la suite, le plongeur devra préciser si la douleur l’a déjà invalidé au point de ne pas
pouvoir plonger et si elle est encore ressentie lors de certaines plongées. Nous pouvons donc évaluer
l’intensité de la lombalgie tout en connaissant son invalidité. C’est pourquoi nous continuons avec de
s questions  qui nous indiquent si la lombalgie a obligé le patient à arrêter le sport ou le travail et
si oui combien de temps.
 
Les deux dernières questions concernent la manutention et plus particulièrement son apprentissage. Nous
demandons aux sondés si le club organise la manutention et si il a eu un apprentissage sur les positions
permettant d’éviter les lombalgies. L’analyse de ces questions doit mettre en évidence la proportion de
clubs enseignant la manutention et nous pourrons ainsi chercher un lien entre la lombalgie et
l’apprentissage des gestes de manutention.
 
Pour finir nous avons observé, lors de nos passages au sein des clubs, le parcours d’une bouteille all
ant du compresseur jusqu’au bord de la piscine. Les méthodes de transport étant propre à chaque club, l’analy
se de l’étude comparera la proportion de lombalgiques aux sein du club et les différents gestes permettant d’amener la bouteille au bord de l’eau.


2.4

Population

Pour notre étude nous avons choisi de distribuer les questionnaires en nous adressant directement
aux présidents des clubs de plongée. Une fois les présidents contactés, nous leurs avons proposé deux
solutions pour distribuer les questionnaires : la première consiste à aller dans les clubs un soir
d’entraînement et à récolter directement les questionnaires au sein des membres du club. La deuxième
consiste à récupérer les adresses électroniques par l’intermédiaire du président et à envoyer un exemplaire
informatique du questionnaire aux licenciés du club.
Les personnes n’étant pas ou plus licenciées dans un club n’ont pas été sollicitées puisqu’elles ne pr
atiquent pas ou plus régulièrement la plongée.
Tous les plongeurs peuvent remplir le questionnaire excepté les personnes qui ne possèdent pas encore
le niveau 1 qui est le niveau minimum en plongée. Nous avons fixé cette limite car les plongeurs trop novices
n’ont pas assez été exposé suffisamment longtemps aux risques de la plongée pour être concernés par cette étude.  

Le questionnaire prend donc en compte des plongeurs de tous niveaux. En effet cet éventail de niveaux
permettra de voir quelle catégorie de plongeurs est la plus touchée et dans quelles activités.  
Cette étude ne concerne que le quart nord-est de la France et par conséquent, seuls des clubs de la Me
urthe et Moselle, de l’Aube et de la Marne ont été interrogés. Les clubs ont aussi été choisis en fonction du
nombre de licenciés avec un minimum de trente membres et de leurs capacités à recevoir des questionnaires.
 
2.5

Distribution et recueil des questionnaires

2.5.1

Lors de l’entraînement des clubs

Tout d’abord nous contactons le club afin de les prévenir de notre arrivée mais aussi afin d’avoir
des précisions sur les horaires et le lieu des plongées. Seul les clubs de Nancy et de son agglomérati
on ont été sollicités pour cette méthode de recueil de questionnaires. La plupart du temps nous avions rendez-vous,
avec le président du club, quinze minute avant le début de l’entraînement. Ce laps de temps nous a permis
d’expliquer le but de nôtre étude mais aussi d’observer leur méthode de manutention du matériel de
plongée. Une fois les plongeurs arrivés, nous leurs distribuons les questionnaire et restons à leurs
dispositions pour d’éventuelles questions. Cette méthode de distribution nous a permis d’être directem
ent en contact avec les plongeurs et il était donc plus facile pour eux de nous apporter leurs expériences.
 
2.5.2

Par Internet

Une version du questionnaire où l’on peut répondre directement par ordinateur est disponible.
Cette méthode est utilisée préférentiellement pour les clubs où nous n’avons pas pu nous déplacer. Nous
avons contacté directement les présidents de clubset nous les avons sollicités afin qu’ils nous
communiquent les adresses mails de leurs licenciés.
 Ensuite nous leurs avons envoyé la version informatique du questionnaire en leurs précisant bi
en que tout les plongeurs possédant au minimum un niveau 1 pouvaient répondre même ceux qui n’ont pas
 de douleur lombaire.

http://memoires.kine-nancy.eu/1707odille0708.pdf
Rapport de travail écrit personnel
Présenté par Thibault ODILLE
Etudiant en 3 ème année de kinésithérapie
En vue de l’obtention du diplôme d’étatDe masseur-kinésithérapeute
2007-2008

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